Publié le 14 septembre 2021 Modifié le 14 octobre 2021

Edito du président Gilles Leblanc

Le transport aérien est en crise et face au défi climatique.

Le colloque organisé les 11 et 12 mars 2021, sous la présidence de l’ancienne Commissaire aux transports de l’Union Européenne, a permis à l’Académie de l’Air et de l’Espace de forger un avis appelant les États, les industriels et les opérateurs (compagnies aériennes, services de management du transport aérien et aéroports) à prendre des mesures à hauteur des enjeux pour permettre un dialogue citoyen nécessaire sur la vision du transport aérien à moyen terme.

La mobilisation pour relever le défi climatique est essentielle pour notre avenir. Elle nous concerne tous.

La confiance passe aussi par notre capacité collective à traiter en même temps de la réduction des nuisances qui impactent la santé et l’environnement des populations qui vivent et travaillent sur et autour des aéroports.

Le bruit et la (mauvaise) qualité de l’air ont des impacts économiques et sociaux qui sont aujourd’hui bien documentés.

L’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires appelle toutes les parties concernées (industriels et opérateurs, administrations de l’État et des collectivités territoriales, associations de riverains et associations agréées pour l’environnement) à œuvrer pour mettre en place des plans d’actions 2022–2026 permettant que la reprise progressive des trafics sur les aéroports soit respectueuse des objectifs locaux, nationaux, communautaires et internationaux de réduction des pollutions sonores et atmosphériques. Il importe que les résultats obtenus localement sur et autour de chaque aéroport soient maîtrisés afin que les autorités compétentes puissent, le cas échéant, prendre des mesures correctives nécessaires pour que les objectifs soient tenus.

La confiance des collectivités et des populations est également nécessaire pour l’avenir du transport aérien.