Publié le 22 novembre 2021 Modifié le 23 novembre 2021

Edito par Nadine Allemand

La COP 26 était très attendue, avec de forts enjeux relatifs à la finalisation des règles de mise en œuvre de l’Accord de Paris (marchés carbone, fréquence des contributions déterminées…), le renforcement de l’ambition et l’aide aux pays les plus impactés. Au terme de deux semaines de négociations, de nombreuses décisions ont été adoptées.

Dans son discours de clôture, la secrétaire exécutive de la CCNUCC, Patricia Espinoza a reconnu l’immense défi relevé par la communauté internationale, même si le résultat ne satisfait pas complétement toutes les Parties. Selon les observateurs, le verre est à moitié plein, ou à moitié vide.

Des avancées significatives ont été réalisés dans plusieurs domaines. Les règles de mise en œuvre de l’Accord de Paris ont été finalisées. Un compromis sur l’article 6 (mécanisme de flexibilité, marchés carbone…) de cet accord été trouvé ce qui devrait permettre aux Parties d’intensifier leur coopération et de mobiliser des financements supplémentaires. Il assurera des règles communes à tous. Les négociations sur le Cadre de transparence renforcée ont abouti. Cela permettra aux Parties de renforcer la confiance des populations dans leurs engagements. Un programme de travail sur deux ans a enfin été mis au point pour définir un objectif mondial en matière d’adaptation.

Les avancées sont moindres en termes de financement. La promesse des 100 milliards reste en suspens alors qu’il faudra beaucoup plus de financements, notamment pour l’adaptation. Les engagements des Parties sont encore trop insuffisants pour stabiliser la hausse de température à 1,5°C.

On note par ailleurs, de nombreux engagements de certains groupes d’Etats qu’il est impossible de lister dans cet édito. C’est par exemple, l’« engagement global » pour le méthane adopté par une centaine de pays représentant 40 % des émissions mondiales de ce gaz à effet de serre (GES). Il vise à réduire les émissions de ce gaz de 30 % d’ici 2030. Une quarantaine de pays se sont engagés à abandonner le charbon d’ici 2030 ou 2040 selon leur niveau de développement. Ces pays ne financeront plus de nouvelles centrales thermiques au charbon.

La décarbonation du secteur du transport aérien est en marche. Les industriels, soutenus par les Etats, sont engagés et les aéroports sont incités à agir dans le cadre de l’Airport Carbon Accreditation (ACA) pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. L’Autorité de contrôle accompagne les opérateurs en étant attentive au respect de leurs engagements et aux résultats obtenus en matière de réduction des GES en matière de réduction des nuisances locales (bruit et polluants atmosphériques).