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3 questions à Jean-Marc Sénateur, sous-préfet d'Istres

1. Quel est votre retour d'expérience de la présidence de la Commission Consultative de l'Environnement (CCE) de l'aéroport de Marseille - Provence?

La Commission Consultative de l'Environnement (CCE) est placée sous la présidence du Préfet des Bouches-du-Rhône, que je représente dans cette instance. Je la qualifierais de cheville ouvrière du dialogue entre l'aéroport de Marseille-Provence, les collectivités et les associations de riverains et de protection de l'environnement. En effet la gêne sonore représente un véritable enjeu pour l'intégration de l'aéroport dans son territoire.
C'est pourquoi, depuis mon arrivée comme sous-préfet d'Istres, j'ai présidé chacune des CCE, et j'ai souhaité que les réunions interviennent, non plus une fois par an, mais deux fois, me permettant ainsi d'entretenir avec ses membres un dialogue régulier et constructif.
Aujourd'hui je constate que les acteurs de l'aéroport, l'exploitant comme les représentants de la DGAC, sont à l'écoute des observations et des demandes formulées en CCE, ils projettent et mettent en œuvre des solutions d'amélioration réalistes, dans un contexte contraint.
J'estime que le bilan de leurs actions est positif au regard des résultats obtenus avec les modifications opérationnelles de trajectoires et d'horaires et bien évidemment les améliorations technologiques.

2. Quel a été selon vous l'intérêt de la rencontre entre l'ACNUSA et les membres à l'occasion de la dernière CCE  qui s'est tenue le 20 février dernier ?

La venue, chaque année, de l'ACNUSA au sein de la CCE reste un temps fort de mon action comme président de cette dernière. La rencontre du 10 février 2019 a eu une importance toute particulière, avec un nouveau président et un collège de l'ACNUSA renouvelé par moitié avec cinq nouveaux membres.
La présentation par M. Gilles LEBLANC, aux acteurs de la vie aéroportuaire, des bases de l'action de l'Autorité est structurante pour les études et les projets qui seront engagés ou poursuivis en 2019, afin de limiter la gêne sonore causée par l'activité de l'aéroport.
Le temps d'échange dans le format de la CCE m'est apparu essentiel.
Il a permis de satisfaire au devoir d'information et de transparence que la CCE, tout comme l'ACNUSA, ont à assurer, notamment vis-à-vis des riverains. Il a aussi donné la possibilité aux représentants des associations de riverains et aux élus des communes impactées d'interpeller directement le président de l'ACNUSA, de lui poser des questions auxquelles il a répondu en toute transparence.
Pour conclure, j'estime que la rencontre avec le président de l'ACNUSA et son équipe est essentielle ; l'échange d'informations et la connaissance des enjeux apportent une dynamique supplémentaire à nos travaux au sein de la CCE.

Comment permettre, sur les rives de l'Etang de Berre, le développement économique et social en prenant en compte les problématiques relatives à la santé et l'environnement ?

Développement économique et problématique environnementale ne doivent pas être opposés. Le développement économique, indispensable au dynamisme et à la survie du territoire, doit être concilié avec les enjeux, légitimes, de santé et d'environnement.
Les sources de pollutions sont multiples : industrie, transport, activités résidentielles. Chacun dans son domaine, Etat, collectivités, industriels, œuvre à réduire les émissions.
S'agissant de l'industrie, la protection de l'environnement est une priorité indissociable de l'activité de production, qui évolue aujourd'hui autour de l'écologie industrielle et de la transition énergétique, de l'économie circulaire et de la chimie verte, dessinant un nouveau modèle de développement (bio-industrie, amélioration des procédés industriels moins énergivores, amélioration des émissions et des rejets, mise en place de synergies entre industriels, etc.).
L'État accompagne et soutient cette transition. Dans sa mission de contrôle et son rôle de garant des normes, il veille au respect des valeurs limites de rejet, parfois au-delà de ce qu'impose la réglementation.
Sur la prise en compte des questions de santé et d'environnement, je terminerai en évoquant le projet de concertation « Réponses », porté par le Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles, qui vise, via une concertation avec les populations riveraines de l'étang de Berre, à apporter des solutions concrètes aux attentes en la matière.