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Correctif IGMP 2017

L’indicateur global mesuré pondéré (IGMP) est un indicateur représentatif de l’énergie sonore sur l’aéroport de Paris - Charles-de-Gaulle. Il est défini par l’arrêté du 28 janvier 2003, et permet de veiller chaque année civile au respect du plafonnement de l’énergie sonore engendrée par l’activité aérienne de l’aéroport.

Les calculs sont réalisés par le service technique de l’aviation civile à partir des mesures d’Aéroports de Paris et sont soumis chaque année à l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires, qui les valident avant qu’ils ne soient présentés à la commission consultative de l’environnement.

Les résultats des études sur l’ IGMP 2017 montraient une augmentation significative des atterrissages en « cœur de nuit ». Ils ont conduit l’ACNUSA à ouvrir une enquête sur le respect de la réglementation applicable en période nocturne.

Dans ce cadre, la direction générale de l’Aviation civile (DGAC) a informé l’ACNUSA que les calculs de l’IGMP 2017 étaient entachés d’une erreur d’horodatage dans la base de données. 

Le collège de l’Autorité a donc été saisi d’un rapport corrigé qu’il a validé afin que celui-ci puisse être présenté à la commission consultative de l’environnement et rendu public. Ce rapport corrigé confirme la baisse de l’énergie sonore de jour avec une augmentation en période nocturne (22 heures - 6 heures).

L’analyse de la version corrigée de l’IGMP 2017 met en évidence que le rythme actuel de modernisation des flottes n’est pas suffisant pour préserver l’environnement sonore, notamment nocturne, aux abords de la plateforme.

Priorité doit donc être donnée à la maîtrise de la programmation et des opérations en période nocturne (22 heures -  6 heures) et au respect du contingent des vols de nuit fixé par arrêté ministériel en 2003.

L’Autorité recommande en outre de généraliser les descentes en continue et d’accélérer le renouvellement des flottes. Des évolutions réglementaires apparaissent nécessaires pour permettre de garantir le respect du plafonnement des vols de nuit et restreindre l’exploitation des aéronefs les plus bruyants (dont la marge acoustique cumulée certifiée est inférieure à 13 EPNdB) entre 22 heures et 6 heures.

Si l’IGMP ne peut pas être considéré comme un indicateur suffisant pour apprécier la gêne ressentie par les populations impactées par les nuisances sonores (d’autres indicateurs sont nécessaires), il demeure un indicateur global intéressant pour apprécier les émissions et détecter certaines dérives, et prendre les mesures correctrices nécessaires.