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Edito de Jean-Marie Durand

L’ACNUSA contrôle les nuisances aéroportuaires. Mais quelles sont-elles ? En 1999, il s’est agi des nuisances sonores dont les risques délétères pour la santé des travailleurs et des riverains sont identifiés et confirmés étude après étude. La loi portant engagement national pour l’environnement, dite « Grenelle 2 » et promulguée le 12 juillet 2010, a élargi les compétences de l’Autorité à toutes les nuisances aéroportuaires générées sur et autour des aéroports. L’Autorité de contrôle a d’abord légitimement concentré ses efforts sur la réduction des émissions atmosphériques qui impactent la qualité de l’air local, et donc également la santé et l’environnement, puis sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, qui impactent le climat. Si ces priorités apparaissent naturelles, l’ACNUSA a le devoir de s’intéresser aux autres nuisances et de vérifier régulièrement que le choix de ses priorités opérationnelles reste bien fondé.

L’ACNUSA a publié en 2015 un premier diagnostic environnemental sur les eaux et les sols des grands aéroports et de leurs voisinages immédiats. Elle vient d’actualiser le diagnostic en l’élargissant aux problématiques relatives à la préservation de la biodiversité et à la pollution lumineuse. Ce nouvel état des lieux a pu être établi grâce aux contributions volontaires des sociétés d’exploitation aéroportuaire malgré la crise sanitaire. Crise qui nous invite tous à accélérer la transition écologique, d’autant plus que les pandémies sont favorisées par les désordres écologiques[1].

L’état des lieux de l’environnement sur et autour des aéroports en 2020 montre que les quatre thématiques traitées font l’objet d’un suivi étroit par les services de l’Etat, dans un cadre réglementaire précis s’agissant de l’eau et des sols, et d’une bonne implication de l’ensemble des acteurs. Il valorise les meilleures pratiques environnementales sur les grands aéroports. En conséquence, le collège de l’Autorité a confirmé que ses priorités opérationnelles restent la réduction des nuisances sonores, l’amélioration de la qualité de l’air et la diminution des émissions de gaz à effet de serre, en restant toutefois vigilant sur les autres problématiques environnementales.

 

Jean-Marie Durand

 


[1] Voir par exemple l’article de Sonia Shah « Contre les pandémies, l’écologie » dans Le Monde diplomatique, mars 2020, https://www.monde-diplomatique.fr/2020/03/SHAH/61547.