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Episode de pollution aux PM10 en février dernier

 

 

Source : Prév’Air, Journée du 27 février 2019

Entre le 20 février et le 28 février 2019, plusieurs territoires en France ont été confrontés à un nouvel épisode de pollution aux particules PM10. Les sources à l’origine des épisodes de pollution particulaire sont multiples : trafic routier, chauffage résidentiel (du fait de nuits et matinées froides), industrie, agriculture (émissions d’ammoniac) et très localement les pratiques d’écobuage.

Des conditions météorologiques anticycloniques (pas ou peu de vent, de fortes amplitudes thermiques le matin et le soir) ont entrainé un "phénomène d’inversion", cette situation favorisant la stagnation et l’accumulation des polluants.

En Ile-de-France

Lors de cet évènement, l’Etat a mis en œuvre le plan national d'action de l'aviation civile en cas de pic de pollution prolongée qui s’est traduit par un renforcement des contrôles par la gendarmerie du transport aérien de l’utilisation des groupes auxiliaires de puissance (APU) sur les trois grandes plateformes parisiennes. 58 contrôles ont été effectués entre le 21 février et le 27 février 2019.

Le 27 février 2019, de minuit à minuit, la Direction de la sécurité de l'aviation civile (DSAC)-Nord a activé le niveau 2 des mesures prévues en cas de pic de pollution. Les mesures suivantes ont été publiées par messages aux navigants aériens (NOTAM) sur les trois grandes plateformes parisiennes :

  • Mise en place de restrictions relatives à l’utilisation des APU,
  • Renforcement des contrôles sur les durées d’utilisation des APU,
  • Interdiction des essais moteurs si l’objectif n’est pas d’entreprendre de vols.

De plus, sur les aérodromes d’aviation générale d’Ile-de-France[1], les tours de piste hors formation initiale (avec ou sans la supervision d'un instructeur) ont été interdits.

De son côté, le Groupe Aéroports de Paris a mis en place des actions d'information et de sensibilisation mais également des mesures de réduction : 

  • Pour l'information et la sensibilisation : information à l’attention des salariés, messages sur les panneaux routiers, information à l’égard de la communauté aéronautique par des messages SITA[2] à destination des entreprises intervenant en zone de sûreté à accès réglementé (ZRS) etc.
  • Pour les mesures de réduction : des mesures ont été prises pour les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) comme par exemple pour les centrales thermiques : à Paris - CDG, non remise en service des deux chaudières biomasses qui étaient arrêtées pour maintenance corrective et suspension de tous les essais des groupes électrogènes, aussi bien des groupes implantés au sein des ICPE ainsi que les groupes situés au pied des établissements recevant du public (ERP).

En région Lyonnaise

Du jeudi 28 février 2019 à 05h00 jusqu'au vendredi 1er mars 2019 à  5 heures, pour les aéroports de Lyon-Bron, Lyon-Saint Exupéry et Lyon-Corbas, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a mis en œuvre les restrictions suivantes (publication par Notam) :

  • Interdiction des essais moteurs dont l'objectif n'est pas d'entreprendre un vol.
  • Interdiction des tours de piste d'entraînement à l'exception de ceux réalisés dans le cadre d'une formation initiale dispensée par un organisme agréé, approuvé ou certifié, avec présence à bord ou supervision d'un instructeur. 

De son côté, l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry a, en concertation avec l’association agréée de surveillance de la qualité de l’air (AASQA), mis en place un relai de l’information dès l’atteinte du niveau de vigilance orange[3]. Un message d’information a été affiché sur les écrans des terminaux T1 et T2, sur l’intranet local de l’aéroport, sur le site internet à destination des passagers ainsi que sur les médias sociaux.

 

Liens utiles :

  • Prév’Air : l’Air en France, d’aujourd’hui et demain : http://www2.prevair.org
  • Laboratoire Central de la Surveillance de la Qualité de l’Air, LCSQA : https://www.lcsqa.org/fr/aasqa
 

[1] LFPM Aéroport Melun Villaroche, LFFQ Aérodrome de La Ferté Alais, LFPN Aéroport de Toussus-le-Noble , LFPZ Aérodrome de Saint-Cyr l'École, LFPF Aéroport Beynes Thiverval , LFPX Aérodrome de Chavenay - Villepreux, LFPQ Aéroport de Fontenay - Trésigny , LFPL Aérodrome de Lognes-Émerainville , LFPK Aérodrome de Coulommiers - Voisins , LFPH Aéroport Chelles le Pin, LFPE Aéroport de Meaux - Esbly , LFPA Aérodrome de Persan - Beaumont , LFPT Aéroport de Pontoise - Cormeilles-en-Vexin, LFFE Aérodrome d'Enghien Moisselles et LFXU Aéroport Les Mureaux

[2] Société internationale de télécommunication aéronautique (SITA) est une organisation internationale qui fournit des services de communications et des services informatiques à l'industrie aéronautique.

[3] Dépassement ponctuel soit 1 jour (J ou J+1) du seuil d’alerte 1er niveau ou dépassement persistant soit 2 ou 3 jours consécutifs du seuil d’information entre J-2 et J+1