Acnusa
Augmenter la taille des polices Diminuer la taille des polices

Définitions

Accueil > La pollution de l'air > Définitions

Le Conseil de l'Europe dans sa déclaration de mars 1968 propose cette définition : " il y a pollution atmosphérique lorsque la présence d'une substance étrangère ou une variation importante dans la proportion de ses composants est susceptible de provoquer un effet nocif, compte tenu des connaissances scientifiques du moment, ou de créer ou une nuisance ou une gêne.''

Selon la Loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie de 1996 (dite loi LAURE), la pollution atmosphérique est définie comme : '' l’introduction par l’homme, directement ou indirectement, dans l’atmosphère et les espaces clos, de substances ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives ''.

En octobre 2013, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence spécialisée de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a classifié la pollution de l’air extérieur comme cancérogène certain (groupe 1) pour l'homme, et ce, quelle que soit la région du monde où l'on réside.

LES ÉMISSIONS

Les émissions atmosphériques correspondent à la notion générale de pollution, c'est-à-dire l’introduction dans le milieu environnant de substances nocives. On parle aussi de rejets atmosphériques. 
Les émissions peuvent être soit d’origine naturelle, soit anthropiques (c'est-à-dire liées à l’activité humaine).

LES IMMISSIONS

Les immissions correspondent aux concentrations des polluants dans l’air ambiant. C’est le paramètre qui est généralement mesuré par les instruments de surveillance de la qualité de l’air.
Ces mesures permettent d’évaluer les teneurs auxquelles les populations sont exposées. 
Les immissions dépendent bien évidemment des émissions, mais pas seulement. 
D’autres paramètres interviennent, tels que le transport des polluants dans l’atmosphère, leur dispersion ou encore leur éventuelle transformation chimique (voir le cycle de la pollution ci-après). Les immissions sont donc une conséquence indirecte des émissions.

LE CYCLE DE LA POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE

Ce cycle, fondamental pour comprendre la problématique de la pollution atmosphérique, peut être divisé en quatre étapes : 
•    les émissions 
•    le transport des polluants dans l'atmosphère et leur dispersion
•    leurs tranformations et conversions chimiques 
•    et finalement les retombées et les immissions 
L'immission est donc la qualité de l'air ambiant, obtenue, en un lieu donné. C’est ce paramètre qui est mesuré par les réseaux de surveillance de la qualité de l’air.

 

LES POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES SE CLASSENT EN DEUX GRANDES FAMILLES : LES POLLUANTS PRIMAIRES ET LES POLLUANTS SECONDAIRES.

Les polluants primaires (NOX, SOX, CO, COV, etc.) sont directement issus des sources de pollution, soit par les activités anthropiques soit par des sources naturelles comme l’érosion ou le volcanisme.
Les polluants secondaires (particules secondaires, O3, NO2, etc.) ne sont pas directement rejetés dans l'atmosphère mais proviennent de réactions chimiques de gaz entre eux.
Certains polluants sont à la fois des polluants primaires et secondaires, comme le NO2 ou les particules.