Publié le 18 mai 2026

Intervention de l'ACNUSA devant la CCI d'Île-de-France

La Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) Paris Île-de-France a organisé le 5 mai 2026 une conférence-débat sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux des filières aéronautique, aéroportuaire et aérienne en région francilienne. 

Intitulée « Aérien, aéroportuaire et aéronautique, quel avenir en Île-de-France ? Etat des lieux, enjeux et perspectives en débats », cette rencontre a réuni acteurs institutionnels, industriels et territoriaux pour dresser un état des lieux objectif et proposer des pistes concrètes dans un contexte marqué par la recherche de souveraineté, la concurrence internationale et la problématique environnementale.

Un secteur clé pour l’économie francilienne et nationale

Comme l’a rappelé Dominique Restino, président de la CCI Paris Île-de-France, ces filières représentent un levier majeur d’activités, de richesse et d’emplois (directs et indirects), tout en étant un pôle d’innovation et de rayonnement international pour la France. Paris-Charles de Gaulle, hub mondial, et l’écosystème aéronautique francilien illustrent cette dynamique, entre tourisme, export, logistique (dont le fret express) et industrie de pointe.

Les interventions de Régis Lacote, directeur de l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle, Anne Rigail, directrice générale d’Air France, ou encore Bernard Michel, président du conseil d’administration de Viparis, ont souligné l’effet d’entraînement de ces activités sur l’économie locale et nationale, tout en mettant en lumière les défis : concurrence accrue entre hubs européens, modernisation des infrastructures et adaptation aux attentes sociétales (réduction des nuisances, décarbonation).

Innovation et acceptabilité : concilier croissance et durabilité

La seconde table ronde, centrée sur les perspectives et préconisations, a mis l’accent sur la nécessité d’un équilibre entre performance économique et transition écologique. L’ACNUSA a porté un message clair : « pour contribuer à une aviation durable, respectueuse des territoires et de l'environnement, il faut que le secteur génère les richesses nécessaires aux investissements générateurs de progrès technologiques. Ce sont ces progrès qui agissent comme leviers de réduction des nuisances pour l'environnement et la qualité de vie des riverains ; à l'instar du renouvellement des flottes, des moteurs récents qui réduisent les émissions sonores et la consommation énergétique, l'optimisation des procédures de navigation aérienne, ou encore la décarbonation des activités aéroportuaires au sol côté pistes et côté ville ». 

Bruno Berthet, président du conseil chez Aresia et le Général Caspar-Fille-Lambie, président du conseil d’administration du Musée de l’Air et de l’Espace ont également insisté sur l’ancrage historique et stratégique de l’aéronautique en Île-de-France, soulignant son rôle dans la souveraineté nationale et l’innovation industrielle.

Vers une feuille de route partagée

La conférence a confirmé l’urgence d’une approche équilibrée, combinant : compétitivité économique (maintien du hub Paris-Charles de Gaulle, soutien à l’export), innovation technologique (décarbonation, avions de nouvelle génération), dialogue territorial (acceptabilité sociale, concertation avec les collectivités).

Comme l’a résumé Denis Ferrand, directeur général de REXECODE, en synthèse de cette conférence : « l’enjeu n’est pas de choisir entre croissance et écologie, mais de construire un modèle où l’une finance l’autre ».