Publié le 18 mars 2026

Le Mot du Président - Mars 2026

La guerre au Moyen-Orient, comme celle qui dure à l’est de l’Europe, est, au sens propre, déroutante pour le trafic aérien civil et pour l’activité économique de nos compagnies aériennes. 

Lorsque la guerre, tenue en lisière de nos consciences européennes dans les seuls conflits armés de la décolonisation depuis 1945, s'impose dans l'actualité et dans la souffrance des populations civiles, nous mesurons la fragilité de notre prospérité de nation à l'abri des bombes... pour le moment du moins. Sans marge budgétaire à cause de son déficit abyssal, la France est très sensible aux chocs exogènes et notre déjà faible croissance est remise en cause.

Il appartient à l’État et à ses institutions de limiter au mieux la nocivité des dangers militaires, terroristes, économiques et migratoires ambiants. Il appartient aux responsables publics de mesurer la fragilité de notre modèle économique et social et de le préserver au mieux.

L’aviation civile relie les hommes et les civilisations. Lorsqu’elle disparaît du ciel c’est le signe funeste que nos contemporains meurent dans une pandémie naguère, sous les bombes aujourd’hui.

 L’Histoire est tragique malgré notre volonté collective d’oublier cette évidence dont un des mérites est de nous faire mieux mesurer la valeur de l’intérêt général et la vanité des égoïsmes.