Publié le 22 novembre 2021 Modifié le 21 décembre 2021

Edito par Gilles Leblanc, président de l'ACNUSA

La décarbonation est un défi majeur pour le transport aérien qui doit contribuer à répondre à l’enjeu climatique pour l’avenir de notre planète.

L’importance de ce défi ne doit pas faire oublier les luttes contre les nuisances locales des activités aéroportuaires. Barbara Pompili et Jean-Baptiste Djebbari avaient invité l’Autorité de contrôle « dans le contexte d’une reprise espérée et progressive de l’activité aérienne après la crise, à contribuer à la réduction des nuisances pour les populations riveraines et à poursuivre un dialogue serein à l’échelle des différents territoires aéroportuaires ».

Accompagnant de manière permanente les opérateurs (sociétés d’exploitation aéroportuaires, assistants d’escales, services de la navigation aérienne et compagnies aériennes) et à l’écoute des collectivités territoriales comme des associations, l’Autorité de contrôle a été à la rencontre des commissions consultatives de l’environnement de la plupart des grands aéroports. Elle a pu apprécier certaines bonnes pratiques et mesurer l’importance des progrès à réaliser pour rendre la concertation avec chacune des parties, les consultations des instances et la consultation du public plus efficientes.

A l’heure où la loi prône la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et la simplification de l’action publique, l’Autorité de contrôle forme le vœu que ces principes s’appliquent dès 2022 aux nuisances aéroportuaires. Pour gagner la confiance des collectivités et populations impactées, il importe que les cinq prochaines années permettent d’obtenir des résultats concrets avec une réduction définitive du bruit et une amélioration sensible de la qualité de l’air.