Publié le 13 janvier 2022 Modifié le 30 mars 2022

Les compagnies aériennes n'ont aucune raison objective de voler à vide et le principe dit "use it or loose it" doit être rétabli dans certains cas

Paris, le 13 janvier 2022 - Depuis le début de la crise sanitaire, les compagnies aériennes ont obtenu de conserver les créneaux qui leur sont accordés sur les aéroports européens même si elles n'utilisent que 50% d'entre eux. Elles peuvent en outre obtenir des coordonnateurs nationaux de conserver certains créneaux qu'elles ne peuvent pas utiliser. Elles n'ont donc aucune raison de faire pression sur la Commission Européenne en prétendant réaliser des vols à vide.

Les mêmes droits de conservation de créneaux non utilisés ont été accordés pour les mouvements en cœur de nuit à Paris Charles de Gaulle.

Cette mesure administrative a bloqué la diminution des mouvements de nuit constatée depuis 2003 et favorisé une forte augmentation des vols cargo en cœur de nuit. Alors que tous les vols long-courrier n'ont pas (encore) repris, le nombre de mouvements de nuit à Paris – Charles-de-Gaulle a été de 1307 en novembre 2021 contre 1336 en novembre 2019 (-2%). L'Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires alerte sur le risque d'un nouveau dépassement du plafond réglementaire des vols de nuit à Paris – Charles-de-Gaulle.