Publié le 10 février 2026

Mouvements en cœur de nuit à Paris-Charles de Gaulle hiver 2024 / été 2025

L’ACNUSA publie le rapport relatif aux mouvements en cœur de nuit à Paris-Charles de Gaulle pour l’année IATA 2024 - 2025. La pérennité des engagements pris par les compagnies aériennes a permis de respecter le plafond réglementaire bien que la marge demeure faible.

En septembre 2019, l’Autorité a relevé dans un rapport rendu public que le dispositif réglementaire instaurant un contingentement des vols en cœur de nuit n’était pas pleinement efficient. Elle créa ainsi un Comité de suivi associant les compagnies aériennes les plus concernées et les organisations professionnelles afin de réduire, de manière conforme à l’esprit de la réglementation, le nombre des arrivées de nuit de vols programmés de jour, pour respecter le plafond réglementaire.

Lors de l’année IATA 2024 - 2025, ce plafond a été respecté pour la troisième fois depuis la création du Comité. 17 500 mouvements ont été réalisés pour un plafond fixé à 17 557. Au cours des 7 dernières années, le nombre total des vols en cœur de nuit a baissé de près de 4 % ; une diminution plus prononcée sur la saison hivernale (- 8,5%) qu’estivale (- 0,8 %).

Ce respect résulte de la combinaison d'éléments structurels :

  • la sensibilisation accrue des compagnies aériennes à assurer la ponctualité des arrivées autant que celle des départs et leurs actions renforcées pour y parvenir ;

  • une bonne gestion opérationnelle, collaborative entre les acteurs concernés (compagnies aériennes, services d’assistance en escale, sociétés d’exploitation aéroportuaire et services chargés du contrôle aérien).

Pour atteindre de tels résultats, les outils de gestion opérationnelle des différents acteurs doivent continuer d’être améliorés afin de maintenir durablement la ponctualité des vols et de respecter les règles de protection nocturne.

Les chiffres de la dernière année IATA ne reflètent pas à son juste niveau l’évolution pérenne des comportements des compagnies aériennes qui ont, pour la plupart, modifié leurs programmations et leurs procédures opérationnelles afin de respecter le plafond réglementaire des vols de nuit. En effet, deux compagnies ont comptabilisé, à elles seules, près de la moitié des vols en suspicion de manquement. Cela rappelle la faible marge de manœuvre existante.


Rapports annuels publiés depuis la mise en place du comité de suivi :